Petite histoire de la Maison des Mémoires
L'Hôtel Fuzier est une belle demeure de la fin du 19e siècle achetée
dans les années 80 par la ville de Mazamet afin d'en faire un lieu
à vocation culturelle et touristique ouvert au public.
En 2000, Michel Bourguignon, alors Maire de Mazamet, et le conseil
municipal lancent un programme d'aménagement afin de transformer
la Maison Fuzier en Maison des Mémoires, point central de la promotion
touristique de Mazamet et de valorisation de son patrimoine historique.
Ainsi, en juin de la même année, l'Office de Tourisme s'installe
au rez-de-chaussée de la Maison et au printemps 2002, deux salons
sont réaménagés dans le style du 19e siècle. La reconstitution du
mariage de l'amiral Fuzier recrée l'ambiance de cette grande maison
bourgeoise et la situe dans le particularisme local de l'histoire
du délainage.
Le catharisme, religion dissidente s'inscrivant dans la foi chrétienne,
est apparue entre le 11e et le 14e siècle. Considérée comme
une hérésie compromettant la toute puissance de l'église catholique,
cette croyance fut condamnée et ses pratiquants pourchassés. Ainsi,
les cathares, obligés de fuir dans des lieux reculés, trouvèrent
refuge dans la Montagne Noire... Hautpoul, berceau historique de
Mazamet, ancien castrum perché sur son éperon rocheux, joua pleinement
ce rôle de retraite durant la période de l'Inquisition.
Connu également comme un des lieux de résidence de l'évêque cathare
d'Albigeois au 13e siècle, ce village médiéval représente un des
rares vestiges de l'épopée cathare sur le versant tarnais de la
Montagne Noire...
Anne Brenon, spécialiste reconnue du catharisme occitan,
le qualifie d'ailleurs de "Montségur de la Montagne
Noire"...
Cette exposition positionne donc la commune de Mazamet comme pôle
de découverte de l'histoire cathare dans le Tarn.
Elle n'a pas d'équivalent en France et en Languedoc, région où le
catharisme fit souche grâce à un contexte géopolitique favorable
et à une société occitane beaucoup plus libérale et ouverte que
le reste de la France...